Le 12 mars dernier, notre amie Marina Chauvet nous a quittés dans sa 40e année.
Son décès plonge les membres du bureau de l’APJB dans une profonde tristesse tout comme ceux qui l’ont connue à travers ses passions et en particulier la littérature jeunesse.
Grande lectrice dès son plus jeune age, Marina a dévoré et collectionné les livres de la Bibliothèque rose et verte. C’est sur les forums, comme celui de notre ami Serge Sohier, “livres d’enfants” , qu’elle s’est fait connaître par sa grande culture sur la littérature policière pour la jeunesse et les adultes. Marina était très cultivée, spécialiste dans bon nombre de domaines mais jamais prétentieuse ou pompeuse. Elle s’effaçait souvent derrière un pseudonyme pour mieux mettre en valeur le travail des auteurs comme Paul-Jacques Bonzon, Enid Blyton ou Caroline Quine. En 2008, elle avait consacré à l’auteur de la série Alice un site qui fait toujours référence.
Depuis l’age de 15 ans, Marina travaillait avec des enfants (animations, colonies, baby-sitting) et avait la vocation pour devenir professeur des écoles. Après une licences de Lettres Modernes, un Master Enseignement du Premier Degré, Marina avait obtenu en mai 2013 une Maîtrise de Lettres Modernes avec comme sujet de mémoire : “Séries et mixité dans la littérature de jeunesse“.
Devenue professeur des écoles stagiaire, elle continua sur sa lancée en préparant en 2015 un Master Littérature de Jeunesse à distance : “Comment donner le goût de lire à des élèves de CE2 en utilisant les séries “Alice” et “Le Club des Cinq“.”
Les 14 et 15 juin 2016, elle avait participé au colloque lyonnais consacré à Paul-Jacques Bonzon avec pour communication “Bonzon et ses adaptateurs”. Son étude se retrouve dans le collectif publié en 2022 aux Presses Universitaires de Bordeaux.
Elle venait souvent à l’IMEC de Caen pour poursuivre ses recherches.
Entrée en Doctorat de littérature à l’université du Mans, elle travaillait sur l’évolution des séries d’aventure des collections des “Bibliothèque Rose et Verte”, de 1955 à 2015. Cette thèse sera inachevée.
Elle avait réservé aux membre de l’APJB un extrait de 14 pages de son travail, “Les séries de l’age d’or des Bibliothèque Rose” et “Verte”, littérature de masse ou littérature individuelle ?” consultable ici.
Malheureusement, un accident de travail et de nombreuses opérations douloureuses avaient fragilisé sa santé.
Malgré les épreuves, Marina a toujours conservé sa gentillesse, sa curiosité intellectuelle et son envie de partager ses passions.
Notre association était présente auprès de sa famille lors de ses obsèques et le sera toujours pour sa mémoire et la diffusion de son travail.